Pour la première
fois publiée en français, l'une des oeuvres les
plus importantes de la lyrique occidentale
médiévale est présentée en édition bilingue
(gaélique/français). Texte anonyme du VIIIe ou IXe
siècle, il a pu être composé par une femme dont on
ne sait rien ou par un homme assumant le rôle
"d'amante royale", rôle traditionnel de la
poésie irlandaise de cette époque. Dans ce cas, le
poète à l'approche de la vieillesse, endosse la
peau d'une vieille prostituée qui, après avoir
vécu ses trois belles saisons, se voit rejetée par
ses protecteurs lors des premiers mois de son hiver.
Invoquant le monde d'avant la faute, d'avant l'idée
de péché, qu'avait été l'Irlande païenne, et
frappant d'anathème l'Irlande chrétienne du culte
de l'argent et du mépris de la chair, ce texte est
peut-être la première manifestation du lyrisme
personnel en Europe chrétienne, et un ancêtre de la
Complainte d'une vieille femme d'Eustache
Deschamps comme de La vieille en regrettant le
temps de sa jeunesse de François Villon. Mais
la vieille femme de Beare ne regrette pas d'avoir
consumé sa jeunesse, comme celle de Villon, c'est sa
jeunesse qu'elle regrette, c'est de ne plus pouvoir
se consumer qu'elle meurt.
Composición
tipográfica, caracteres Ibarra para el texto en
francés y la portada, Baskerville cursiva linotipia
para el texto original. Fotograbado en portada.
Impresión para la 1ª edición de 400 ejemplares (50
con tapas de papel hecho a mano) sobre papel
verjurado en máquina "minerva" y para la
2ª edición 500 ejemplares sobre papel reciclado en
máquina plano-cilíndrica. Encuadernación en
rústica (1ª edición cuadernos cerrados)
PVP 2500 Ptas 99 F,
15,09 Euros